Balthasar, l'introverti
Le songwriter Daniel Balthasar est à l'affiche du prochain Sonic Vision Festival, dans 15 jours, à la Rockhal.
Daniel Balthasar s'est fait un nom, tout d'abord au sein du groupe alternatif Blue Room, puis en solo et enfin en tant que compositeur de musique de film. Diplômé en musicologie de l'université de Strasbourg, professeur (chargé de cours pour être exact) de musique, il vit depuis l'âge de 15 ans guitare à l'épaule et stylo à la main. Multiinstrumentiste d'exception, chanteur doué, compositeur de génie, Daniel Balthasar n'a pas fini de faire parler de lui. / De notre journaliste Pablo Chimienti
Il se fait rare en ce moment sur scène. C'est que, après avoir sorti son Palpitations à la toute fin de l'année 2008, Daniel Balthasar entre désormais «dans la phase critique pour la conception de (son) prochain album», prévient l'auteur-compositeur-interprète luxembourgeois.
Une quatrième galette (si on exclut son autoproduction sortie en 1998) prévue dans un an et annoncée comme plus compacte que les précédentes, avec une dizaine de titres au maximum, pour laquelle l'artiste entend privilégier, plus que jamais, la qualité à la quantité. Et tant pis s'il a déjà une bonne vingtaine de nouvelles chansons dans ses tiroirs.
Des titres que Daniel Balthasar et son groupe comptent bien interpréter, mélangés à des morceaux de tous ses différents albums, en avant-première sur la petite scène du Rockhalicious, lors du prochain Sonic Vision Festival (les 27 et 28 novembre prochains). Cette prestation s'annonce clairement pop-rock, sans excès scéniques ni folies diverses.
Rester vrai
Un style clairement introverti qui est tout simplement celui de Daniel Balthasar dans la vie. Cette introversion se sent également dans ses textes, ses mélodies, ses ambiances. Ses chansons sont inspirées d'autant de petites anecdotes, de gestes quotidiens, de petits riens qui font de chaque vie quelque chose d'unique. «J'essaye de faire une musique que tout le monde peut écouter sans avoir l'impression d'être pris pour un con, lance ce musicologue de formation, qui ajoute : Je n'essaye pas de faire semblant d'être un grand intellectuel, mais je ne fais pas non plus n'importe quoi: j'essaye toujours de rester vrai.»
Et ça ne risque pas de changer. Il n'a rien sacrifié à la mode du metal qui a longtemps dominé la scène musicale grand-ducale, il ne compte pas non plus tomber dans celle de l'electro qui semble avoir pris le pas dernièrement dans les studios de répétition. Après tout, s'il a lancé, en 2003, son projet solo, c'est pour faire une musique qui lui plaît, qui lui ressemble sans avoir à faire des compromis avec d'autres musiciens et d'autres influences.
Ce choix ne l'empêche cependant pas d'évoluer et, petit à petit, de laisser plus de place à ses musiciens pour qu'ils puissent s'épanouir. C'est ainsi que son dernier opus en date, Palpitations, tout en restant pop et sans jamais forcer sur les décibels, a une couleur résolument plus rock que ses précédents albums.
Avant de pouvoir le revoir sur scène à la Rockhal, ses fans pourront retrouver Daniel Balthasar sur la toile, à travers son nouveau clip, Accidentally, tourné par Jacques Molitor et visible à partir de la semaine prochaine sur son Myspace.




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