Les bâtiments d'habitation à la loupe
Le passeport énergétique présente selon les autorités des avantages, aussi bien pour les propriétaires que pour les locataires de bâtiments d'habitation. Le document en lui-même ne constitue cependant qu'une première étape vers des bâtiments d'habitation plus économes./ De notre journaliste David Marques L'établissement du passeport énergétique varie selon le type d'habitation. Les prix peuvent également varier entre les différents bureaux d'ingénieurs-conseil et d'architectes agréés par le ministère de l'Économie. La comparaison de plusieurs devis est donc à recommander.
En pleine discussion sur le réchauffement climatique et la nécessité de diminuer la consommation d'énergie, le Luxembourg vient de passer un nouveau cap en ce qui concerne les bâtiments d'habitation. Depuis le 1er janvier de cette année, il est en effet obligatoire de faire établir un passeport énergétique lorsque l'on songe à vendre ou louer une maison ou un appartement. Cette disposition est déjà appliquée depuis début 2008 pour les nouvelles constructions.
Quels sont les objectifs qui se trouvent derrière cette nouvelle obligation administrative pour le secteur des habitations? Le passeport énergétique transpose en fait une directive européenne qui vise à améliorer la performance énergétique des bâtiments d'habitation. La réduction de la consommation d'énergie tout comme celle des gaz à effet de serre sont ancrées dans la directive que le Luxembourg a transposée en deux étapes.
Liste de prix
›Maison unifamiliale : les prix de référence varient de 500 à 1 000 euros.
›Résidences :
les prix de référence varient selon le nombre d'unités d'habitation :
- 4 unités : de 125 à 400 euros
- 6 unités : de 115 à 350 euros
- 8 unités : de 110 à 300 euros
- 10 unités : de 100 à 250 euros
Le site internet www.myenergy.lu, spécialisé dans l'information et le conseil sur la réduction de la consommation énergétique et la valorisation des énergies renouvelables, caractérise le passeport énergétique comme «label de qualité pour la performance énergétique des bâtiments d'habitation». Un document standardisé de cinq pages doit permettre aux propriétaires mais aussi aux locataires de savoir s'il habite une maison ou un appartement économe ou «énergivore». Le passeport énergétique est basé sur une présentation simple et transparente des besoins en énergie du logement.
Selon les experts de ce domaine, le passeport énergétique peut représenter des avantages, aussi bien pour les propriétaires que pour les locataires. Un des objectifs avoués est de faire du passeport énergétique un nouveau critère d'évaluation pour le choix de différentes offres immobilières. «L'efficacité énergétique devient un nouveau critère de qualité et le passeport énergétique une source importante à ce sujet», précise le site www.myenergy.lu.
L'établissement du passeport est aux frais du propriétaire ou du syndicat de copropriété de l'habitation, destiné à la vente ou à la location. Depuis le début de cette année 2010, les actes de vente et contrats de location doivent obligatoirement être complétés par le passeport énergétique. Le ministère de l'Économie a procédé à l'agrément de toute une série de bureaux d'architectes et d'ingénieurs-conseils, habilités à établir un tel document (lire par ailleurs).
Comme déjà indiqué plus haut, le passeport énergétique renseigne en premier lieu sur la consommation d'énergie des bâtiments d'habitation. Le calcul est effectué sur base d'un indice, défini sur base des besoins en énergie du logement en question. Deux classifications sont établies à partir de ce calcul : la classe d'isolation thermique, les besoins en chaleur de chauffage, et la classe de performance énergétique, qui prend en compte l'ensemble des facteurs déterminant le besoin en énergie du bâtiment. La classification s'établit en classes allant de A à I, comparables à celles appliquées aux appareils électriques.
En parallèle à l'évaluation du besoin en énergie de l'habitation, le passeport énergétique propose également des recommandations pouvant amener une diminution de la consommation d'énergie. Ces dernières n'entraînent cependant pas d'obligation de rénovation énergétique du bâtiment existant. Et c'est là que le bât blesse selon les critiques du passeport énergétique (lire en page 3).
Le passeport en lui-même ne peut donc constituer qu'une base pour que les bâtiments d'habitation apportent eux aussi leur contribution à la réduction des besoins en énergie. Un important chemin reste à parcourir pour que cette obligation administrative connaisse de véritables améliorations sur le terrain.




del.icio.us
Digg
Postez votre commentaire