Le trait d'union est tracé
Présentée comme un ouvrage phare pour la ville d'Esch, la passerelle assure depuis hier la jonction entre le centre-ville et le poumon vert de la commune. Cet «échangeur de mobilité» s'inscrit dans le projet global de revalorisation du centre-ville. De notre journaliste Bruno Muller
Avec de la patience, on aura finalement vu le bout... de la passerelle. Après plusieurs mois de retard occasionnés tant par des problèmes d'intempéries que par des contraintes techniques, la date du 24 novembre a tenu ses promesses.
La passerelle a été inaugurée en présence notamment du collège échevinal et du directeur général des CFL, Alex Kremer. Une étape importante dans l'avancée de la revalorisation du centre-ville, comme l'a souligné la bourgmestre, Lydia Mutsch : «Lorsque le plan urbain de revalorisation a été présenté en 2001, nous avions deux axes principaux concernant le centre-ville. Tout d'abord, le réaménagement de l'entrée de ville vers la zone piétonne avec la place de l'Hôtel-de-Ville et le parking souterrain. L'autre axe portait sur la nouvelle gare routière et sur l'échangeur de mobilité. Ce deuxième ensemble est désormais achevé. Il est également important pour la Ville de développer et de mettre en valeur ce qui est déjà en place.» Le nouvel ouvrage trouvera toute sa place au cœur d'une zone de passage et de fréquentation. Les nombreux joggeurs et randonneurs ne rateront pas l'occasion d'emprunter ce raccourci pour rejoindre leur aire de détente préférée.
Les nombreuses infrastructures sportives et la vie associative devraient profiter de cette facilité d'accès vers le stade communal, les clubs d'athlétisme, de tennis, de pétanque, le camping, le parc animalier ou bien l'aire de jeux pour enfants. Si la passerelle a ses partisans, ses détracteurs n'en sont pas moins nombreux. Thérèse tient depuis huit ans un bureau de tabac situé juste à côté de la gare.
Des avis partagés
Elle témoigne : «J'ai entendu autant de propos positifs que négatifs. D'un côté, beaucoup de gens soulignent le côté pratique et le modernisme de l'ouvrage. De l'autre, un certain nombre de résidents qui payent des impôts locaux se sont plaints du coût de l'ouvrage. Personnellement, je pense qu'il faut percevoir cet investissement à plus long terme avec le développement de Belval et la venue de l'université. Certaines personnes critiquent le fait qu'on se lance dans d'importants projets urbains au lieu de résoudre des petits problèmes pratiques comme le manque de place pour les taxis à la gare.» En parlant de «petits problèmes pratiques», un conseiller communal a d'ailleurs discrètement pointé du doigt l'absence, jusqu'à présent, de toilettes publiques et de bancs à l'intérieur du hall de la gare.
Ce qui n'empêche pas de continuer à penser à la suite des grands projets. «À terme, des bâtiments seront appelés à être construits en lieu et place de l'ancienne gare routière. L'espace libéré sera utilisé provisoirement comme parking par le personnel de CFL Cargo et des autres agences à côté. L'entreprise des CFL est propriétaire de la surface. Le plan d'aménagement particulier a déjà été voté et les premières discussions ont débuté avec la commune pour savoir ce qu'on allait créer sur cet espace», précise le directeur général des CFL. Lydia Mutsch pense notamment à une auberge de jeunesse




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