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Mieux gérer les risques au travail

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image Les dirigeants de PME et PMI rencontrent souvent des difficultés pour identifier et gérer les risques liés au travail.

Le symposium s'inscrit dans le cadre de la semaine européenne pour la Sécurité et la Santé au travail. Une campagne au slogan efficace: «Lieux de travail sains. Bons pour vous. Bons pour les affaires». / De notre journaliste Camille Leroux

D'après les chiffres d'Eurostat les pays européens enregistrent 20% de moins d'accidents par rapport à la moyenne internationale», rapporte Bernd Merz, expert en sécurité au travail dans la construction auprès de la Commission européenne. Bien, mais peut mieux faire. Et l'Union européenne se veut plus ambitieuse: elle demande aux États membres de réduire leurs accidents du travail de 25% d'ici 2012.
«Seuls 10% des accidents au travail sont dus à des défauts techniques. Dans 90% des cas, il s'agit de problèmes d'organisation, d'erreurs humaines ou encore d'un défaut d'instruction», complète Bernd Merz.
Les règles n'ont pas changé depuis la directive de 1989 qui enjoint les employeurs à déployer une véritable politique de sécurité et de santé: évaluer les risques, les éliminer si possible, sinon les réduire et les prévenir. Et cela passe invariablement par la formation.
La nouvelle tendance: le coaching en entreprise. Car les PME et PMI notamment n'ont pas forcément les moyens de développer une politique approfondie.

Un arrêt de travail coûte 25 000 euros

C'est l'objet de l'intervention de Bruno Renders, directeur de l'Institut de formation du secteur bâtiment sur le projet Système de coaching et d'innovation pour la prévention des risques dans le secteur de la construction (Sciprisc), «un projet financé par le Fonds social européen et le ministère du Travail et de l'Emploi». Le principe: dépêcher des coaches sur les chantiers pour évaluer les risques propres à leur activité et définir des actions de prévention.
«Toutes les deux heures, une personne perd la vie au travail. C'est une réalité inacceptable», intervient Nicolas Schmit, avant de remettre à six entreprises luxembourgeoises le «trophée des bonnes pratiques» pour leur politique efficace de prévention des risques.
Paul Weber, directeur de l'ITM, met les entrepreneurs devant leurs responsabilités. «La non-sécurité est hors de prix! Un arrêt de travail coûte en moyenne 25000 euros au Luxembourg. Si 12% des employés d'une entreprise ont un accident, il faudra trois millions d'euros de chiffre d'affaires pour compenser.» La sécurité pour aider à sortir de la crise, pourquoi pas? 

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