Le Quotidien: Football / FC Metz: La vie en rose Football / FC Metz: La vie en rose ================================================================================ Conny Meurisse on 27/11/2009 06:37:00 Si le cœur leur en dit, les Messins pourront toujours suivre la fin de la 15e quinzième journée de Ligue 2, ce soir, avec le détachement de ceux qui ont fait ce qu'ils avaient à faire: vainqueurs de Clermont, hier soir, et de leur quatrième match d'affilée à Saint-Symphorien, ils occupent ce matin la deuxième place du classement de Ligue 2. / Sylvain Villaume (le républicain lorrain) Oui, les voici sur le podium, dont ils étaient tombés un 8 mai, la saison dernière, le 8 mai 2009, après un nul à Angers. Tous terrains, leur série ressemble à celle d'un candidat à la montée, un vrai, réussite à l'appui : avant de s'en aller visiter Avignon, mardi, les Lorrains restent sur une série de sept matches sans défaite, cinq victoires et deux nuls, et c'est un bel élan statistique qui les propulse vers le Vaucluse. Gagner un match sans être tout à fait brillant constitue, en Ligue 2, une garantie de voyager loin : la victoire a été poussive, Metz a souffert et, parfois, Metz a même tremblé, mais France L2 15e journée Hier Metz - Clermont 2-1 Ce soir Bastia - Brest Dijon - Strasbourg Guingamp - Arles Istres - Vannes Laval - Sedan Tours - Angers Le Havre - Ajaccio Nantes - Châteauroux Nîmes - Caensans jamais perdre son calme. Ce n'est pas le moindre des enseignements d'une prestation poussive, mais finalement victorieuse. Autant le dire avant qu'on ne nous le rappelle : il n'y a que ça qui compte. Pour les superlatifs (magnifique, superbe, extraordinaire), on nous accordera le droit d'attendre un peu. Jusqu'au printemps, par exemple. C'est plus facile avec Pied Dans Saint-Symphorien transformé en très morne plaine, avec les récriminations d'une frange du public contre les oukases du diffuseur de la Ligue 2 pour seul écho, la touche la plus chatoyante du début de soirée a finalement tenu à la couleur de la tenue messine, rose de bas en haut. À part ça? À part ça, Metz a surtout broyé du noir et buté sur le mur de Clermont, bâti en double épaisseur. Pas facile de trouver la solution pour s'approcher du but de Fabre. C'est sur celui de Marichez que la pression a été la plus forte, d'emblée, quand Cellier à deux reprises a contraint le gardien messin à colmater les brèches ouvertes par une défense flottante, pour commencer. À la demi-heure de jeu, c'est Vivian qui est intervenu pour éloigner le danger, une frappe d'Armand après un centre en retrait de Bockhorni. Ces matches là sont une école de patience et, à force de devoir se mesurer à des adversaires aussi solidement installés, les Messins ont bien appris leur leçon. Ils ont commencé à entrevoir la lumière dans le dernier quart d'heure de la première mi-temps, d'abord en provoquant des coups francs ne donnant rien; ils auraient pu et dû, vu le contexte, trouver la clé tout à la fin, mais le débordement et le centre de Mendy à droite n'a trouvé que l'excellent Fabre devant le but, puis Rocchi, qui avait supplée Johansen, blessé, au bout d'une grosse demi-heure, a trop porté le ballon avant de frapper, ignorant Cissé sur sa droite. Le soufflé étant retombé le temps de la pause, Yvon Pouliquen a usé de ses deux dernières possibilités de remplacement juste après l'heure de jeu, ce qui d'ailleurs en dit très long sur l'impuissance messine, jusqu'alors, à faire planer une véritable menace sur le but clermontois. C'est ainsi que Pied et Omotoyossi ont succédé à Bessat et Frechaut, et c'est ainsi que Metz a débloqué la situation : le long de la ligne, côté gauche, Pied et Cissé ont combiné, Pied a centré devant le but où, de la tête, Mendy a devancé Cellier pour tromper Fabre (71e). Mais il ne fallait pas se réjouir trop vite : cinq minutes plus tard, un long ballon en profondeur de Madouni, depuis sa partie de terrain, est passé au-dessus de la tête de Vivian, Haquin s'en est emparé pour contourner Marichez et, du gauche, inscrire le but de l'égalisation (76e). Le match venait de prendre une tournure longtemps inespérée, observant un rythme d'un but toutes les cinq minutes: le suivant a été messin, signé Cissé, d'un retourné plein de sang-froid, en pleine surface, à la retombée d'un corner frappé par Pied sur lequel Fabre, pour la première fois de la soirée, s'est montré mal inspiré. Moralité : Victor Mendy et Papiss Cissé sont redevenus décisifs, et les matches sont plus faciles à gagner, pour Metz, lorsque Jérémy Pied se trouve sur le terrain. Metz - Clermont 2-1 (0-0) Stade Saint-Symphorien. Pelouse en bon état. Arbitrage de M. Schneider. 7 006 spectateurs. Évolution du score: 1-0 Mendy (70e), 1-1 Haquin (75e), 2-1 Cissé (80e). Cartons jaunes: Bessat (63e), Rocchi (85e), Borbiconi (88e) à Metz, Salze (39e), Benatia (51e) à Clermont. METZ: Marichez - Ch. Gueye, Borbiconi, Vivian, Mutsch - Frechaut (64e Omotoyossi), Cardy - V. Mendy, Johansen (32e Rocchi 32), Bessat (64e Pied) - P. Cissé. CLERMONT: Fabre - Bockhorni, Salze, Madouni, Cellier - Benatia (65e Hamdani) - Haquin, Ekobo, Chaussidiere (75e Brahimi), Najih - Armand (87e Murcy).