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Encadrement: constat d'échec

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Jean-Baptiste Gellé (1777-1847) ne l'a pas mérité. L'ancien greffier des États provinciaux (de la période néerlandaise) s'est consacré toute sa vie à l'organisation de l'enseignement primaire, dans les fonctions les plus variées.(Jean Rhein )

 Il a pris une part très active à l'élaboration de la première loi scolaire du Grand-Duché (1843). D'ailleurs, on lui doit l'appréciation selon laquelle la reconnaissance d'un culte (dans le cadre de la liberté des cultes) n'est pas synonyme de financement public des cultes.
Mais les problèmes de l'époque de Jean-Baptiste Gellé (Charles Dickens a publié Oliver Twist en 1837/38) sont bien loin des préoccupations contemporaines, à considérer les événements qui se sont déroulés dans le foyer scolaire situé dans la rue qui porte (pas tellement par hasard) le nom de Gellé.
Le public vient d'apprendre que plusieurs enfants auraient été fixés avec du papier adhésif sur leur chaise, pour les calmer. La Fédération générale de la fonction communale (FGFC) a informé par communiqué de presse que des mesures disciplinaires ont été prises à l'encontre du personnel éducatif et que le parquet est chargé de l'affaire.
Quelles que soient les suites pénales de cette affaire regrettable, rien ne justifie le dérapage pédagogique du personnel éducatif. De toute façon, ce ne sont pas les concepts pédagogiques qui feront l'objet de poursuites judiciaires.
Les syndicats qui ont pris position jusqu'à présent (FGFC et Landesverband) mettent en garde contre une condamnation hâtive et unilatérale du personnel éducatif, positivement dévoué à ses tâches.
Peut-on dire dès lors que quelques brebis galeuses jettent le discrédit sur une profession? Ce sont les syndicats qui prétendent que le phénomène est généralisé! La FGFC affirme que «partout dans le secteur social, le surmenage ("Überforderung") et l'impuissance ("Machtlosigkeit und Ohnmacht") sont à l'ordre du jour». Et le syndicat des fonctionnaires communaux ajoute que les faits décrits «correspondent directement à la répétition d'événements semblables dans les structures d'encadrement».
On apprend que le personnel dans le secteur éducatif et social est trop peu nombreux ou trop sollicité et que par conséquent il n'est plus en mesure de respecter les règles les plus élémentaires de sa profession.
Dans la mesure où la société civile est en droit d'exiger que les enfants ne soient pas scotchés sur leur chaise, elle est également en droit de revendiquer instamment que, du premier au dernier des «centres intégrés pour personnes âgées» ou «centres hospitaliers», le personnel soignant et d'encadrement débordé par ses tâches ne soit jamais amené à «fixer» une personne dépendante. Toutes les raisons ne sont pas bonnes à être invoquées, surtout si les causes profondes du malaise sont le manque de personnel sur fond de politique sociale mise en œuvre de façon déficiente.
Sans aucun doute, la politique est responsable de cet état des choses, mais la responsabilité individuelle (pénale) des représentants élus n'est pas engagée pour les exactions commises sur le terrain.
Celles qui se sont déroulées dans le foyer scolaire de la rue Gellé portent la marque de déficiences sociétales.
La politique a promis un miracle, comme le chèque-service généralisé, sans mettre en œuvre les moyens appropriés avec les ressources humaines compétentes. Les seules victimes en sont les usagers des services d'encadrement : les enfants et les personnes dépendantes.

 

 

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